Mayotte est le plus jeune et le plus pauvre des départements français. 84% de ses habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté. Il est pourtant encore 13 fois plus riche que les îles voisines des Comores.
Chaque année, des milliers de comoriens y débarquent clandestinement dans l’espoir d’une vie meilleure en terre française.
Anli Jamila est l’une d’entre eux. Anjouanaise, elle est arrivée à Mayotte en kwassa quand elle était enfant. Aujourd’hui mère d’une petite fille, elle vit en situation irrégulière dans un banga sur les hauteurs de Koungou, dans le nord de Mayotte.
En contrebas du bidonville, le collège de Koungou. Avec ses 1 800 élèves, il est l’un des plus grands collèges de France. Ici, 60% des enfants entrent en sixième sans savoir ni lire, ni écrire.
L’établissement accueille les enfants des bidonvilles alentour, dont un grand nombre sont comoriens, issus de l’immigration clandestine. Certains parlent à peine français.
C’est ici qu’Anli Jamila, 16 ans, est élève en classe de sixième. Elle rêve de devenir infirmière en métropole.
A Mayotte, 5 000 enfants ne seraient pas scolarisés, en raison notamment du manque de place dans les établissements scolaires. Une association, le Village d’Eva, a créé l’école de la rue et leur donne une instruction de base.

L’illettrisme touche 75% de la population de l’île.

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